Récits

Bretagne Créative

Le Kikafékoi est un lieu d'échanges et de rencontres à Langueux. Des activités régulières ou ponctuelles sont proposées : ludothèque, jardin partagé, ateliers, conférences, paniers bio, trocs en tout genre.
Cette interview a été réalisée en 2017 par les Faiseurs Briochins

Nous sommes…

Katell & Christophe
C> Notre projet, c'est le Kikafékoi. C'est un espace, un lieu de rencontre et un lieu d'échange et un lieu de qualification, on va dire, des gens.

Genèse du projet

Date de début 2012
C> ça a commencé, ça fait super longtemps, ça devait être en 2012. Ce n'était pas du tout ça au début mais c'était le même esprit en fait de regrouper les gens, de construire des choses ensemble à Langueux avec tout un groupe d'habitants, on était une dizaine au début et puis ça s'est étoffé et aujourd'hui, on est 30/40 actifs dans l'association.

K> C'est parti de la projection d'un film, Nos enfants nous accuseront. Des parents de l'école privée et de l'école publique ont participé à ce projet pour essayer de développer plus de nourriture bio à la cantine et puis on a fait une première soirée, Bio Soupe Noz, dont le principe est le suivant : j'arrive avec un légume bio et on fait une grande soupe ensemble et puis, une scène ouvert et ça a marché d'enfer et du coup, le groupe de parents s'est dit « ben, pourquoi ne pas créer un café associatif ? De là est venue l'idée de l'association.

C > Avant de monter l'association, comme on voulait que ce soit un lieu de rencontre, il nous fallait un lieu et donc nous sommes allés voir la mairie pour avoir un lieu et c'est une fois qu'on nous a donné un accord de principe sur la mise à disposition d'un lieu que ça s'est enchainé. Ca a été assez rapide du fait de la campagne municipale de 2014. Il y a un candidat qui nous a dit OK on y va et on y a été.

K> La première action qu'on ait fait réellement, où on a rassemblé du public, c'était la ludothèque, on a collecté très rapidement une centaine de jeux, et on a ouvert la ludothèque dans une autre salle à Saint-Pern dont on occupait les mercredis après-midi. Puis comme c'était régulier, la mairie nous a ensuite prêtée cette maison.
C'était en septembre 2014, Saint-Pern et on a eu la maison vers octobre-novembre 2014.

Moyens humains, financiers

C> Au niveau finance, on est parti de 0, on n'a pas de gros besoins financiers, on joue plus sur la récup' en fait, l'entraide, faire appel au réseau, aux copains du réseau, aux copains des copains des copains et du coup, ça mouille des gens aussi, le fait de donner une tasse, un plateau ou une table basse, on fait un peu partie de la maison finalement, sans être un actif de l'association ou quelqu'un d'inscrit, ou quelqu'un qui participe à des débats ou à des réunions. Ca permet à des gens d'avoir un bout d'eux ici et au niveau humain, on est parti à une quinzaine, vingtaine et ça a donné envie à d'autres. Dès la première assemblée générale, en fait, il y a eu des gens et je pense aussi que, par rapport aux modes d'animations qu'on utilise en réunion, on utilise tout ce qui est méthode active et ça permet à des nouveaux de rentrer dans le jeu, à ceux qui parlent beaucoup aussi d'être obligé d'écouter les autres, celui qui ne parle pas d'être obligé de, même sans parler, participer de donner son avis et les gens trouvent ça agréable.

K> Pour la ludothèque, par exemple, on est parti à 13 bénévoles et on tournait tous les mercredi à 2 bénévoles tous les mercredis sur un créneau de 2 heures et ensuite de fil en aiguille, il y a des projets qui sont nés. Par exemple, à partir de la ludothèque, on a eu un besoin d'un grand rideau pour pouvoir cacher les jeux donc est née d'une fresque en tissu de récupération et là c'est greffé d'autres bénévoles qui sont venus réaliser la fresque. Des fois, il y a un projet qui engendre un autre projet avec d'autres bénévoles…

C> et ça a donné naissance au groupe des mamies en fait, du coup, qui se réunit tous les samedis et les mercredis en début d'après-midi. Ces Mamies là, du fait qu'elles sont là maintenant, sur leurs créneaux, elles permettent à des enfants de venir jouer à côté d'elles qui tricotent, ce qui fait qu'il y a de nouveaux enfants qui viennent à la ludothèque par les Mamies, qui, elles-même, sont venues grâce à la ludothèque. C'est un peu un cercle vertueux qui se met en marche, des gens qui trouvent bien d'avoir ce genre de maison pour tous, au final. Où chacun fait sa petite vie, a sa petite place.

Partenaires engagés

C> La ville, par le prêt de la maison et le fait qu'ils paient les fluides, ça c'est une condition sine qua none pour exister, si on n'a pas de lieu, on n'existe plus en fait. Le lieu, c'est un endroit de contact, c'est un endroit de passage, c'est un endroit de rencontre sinon ça se finit vite en club privé, à notre idée en tout cas et là, on a aussi la CAF, auprès de qui on a sollicité un agrément Espace de vie sociale, on vient de l'avoir et qui peut couvrir une partie de nos dépenses.

K> on a également le centre de ressources pour la non-violence qui nous prête des jeux coopératifs pour la ludothèque.

C> comme gros partenaire, voilà. Au niveau ponctuel, on peut faire d'autres choses. Avec l'OCL (office culturel de Langueux) par exemple, on collabore sur des scènes car on a aussi tout un volet culturel qui s'est développé. Il y a un stagiaire du CEAS qui est venu faire une exposition autour des Solitudes et il a croisé notre public et soulevé des questions et puis après, ponctuellement, on a des soirées à thème le vendredi et donc on a collaboré avec le groupe de la monnaie locale, avec les espérantistes, on a fait des ateliers vélos avec Vélo Utile, avec le club de vélos de Langueux aussi.

K> avec le défi Famille, on a aussi collaboré avec la maison de l'agriculture bio22, on a développé tout un programme et on est aussi un lieu où on reçoit les paniers de la Binée Paysanne.

Difficultés

C> Au niveau du lieu, on a des problèmes d'accessibilité sur le local, on ne peut faire accéder une personne en fauteuil roulant, c'est pareil pour les toilettes pour les personnes âgées, il faut monter ou descendre les escaliers qui sont assez raides.

K> et pour les poussettes. C'est compliqué aussi pour les tout petits.

C> il fait froid l'hiver aussi, etc. On espère pouvoir dégoter un lieu plus chaleureux et plus accessible. Après on commence aussi, on est parti un peu tout feu, tout flamme dans l'association et tout le monde pensait rêver le même projet et au final, ce n'est pas vrai, chacun rêve à sa façon, du coup, la fin de la première année était un peu tendu et chaotique dans l'équipe et donc on a agi. On a mis des modes de fonctionnement différents, on a arrêté de traiter en bureau des questions matérielles, on traite que le fonctionnement et l'esprit de ce qu'on veut faire, se mettre d'accord sur des points de vue, sur des positions communes, on se construit une culture commune, autour de la l'association et du coup, ça nous a beaucoup fédéré et tout ça, c'était pour parler de l'avenir 🙂 et du coup, on s'oriente sur un fonctionnement très décentralisé, c'est-à-dire que le bureau ne gère pas la soirée ceci, la sortie cela, la rencontre de untel et bidule, au final, on est là pour mettre de l'huile dans les rouages, pour essayer de financer ce qui peut être financé et essayer de trouver des solutions quand ça bugue, on essaie de développer surtout le travail des commissions où même des gens tout seuls ont une idée pour leur projet à développer du moment que ça rentre dans notre cadre, dans le cadre qu'on propose. En se disant que si on veut favoriser une initiative de chacun, ce n'est pas en partant d'un bureau qu'on mettra en place des choses, mais c'est important que chacun puisse dire « vas-y, fonce », ou « tiens je connais untel », « y a bidule qui pourrait peut être fonctionner avec toi », donner des ressources aux gens, les motiver, leur donner confiance, et puis qu'ils osent y aller au final.

Croisement avec d'autres mouvements ?

C> Certains d'entre nous en croisent, en tant qu'association, non on ne les croise pas, après certains d'entre nous, croisent les colibris, croisent nuit debout, croisent incroyables comestibles, l'équipe de la monnaie locale, croisent ceux qui veulent monter la quincaillerie associative, et à ce titre là, on fait des fois des choses de structure à structure mais on ne travaille pas ensemble mais dans l'avenir, il y a tout un réseau de gens aux idées similaires, de revenir à des choses simples, de se débrouiller par soi-même sans attendre que tout soit fait. On va dans le même sens, et je pense que sur Saint-Brieuc, des choses, sans se structurer, vont collaborer ensemble, l'année prochaine. Tout le monde va collaborer avec tout le monde.

K> une envie de récupération, un mouvement autour de la récupération, de l'art, de la récupération, l'année prochaine, envie de fabriquer, plus avec nos mains, en récupérant.

Puis les vendredis soir, c'est ouvert à toutes ces assos qui peuvent venir présenter leurs projets. Je pense que ces assos commencent à nous connaître aussi et c'est important aussi qu'ils puissent venir se présenter et donner envie aux gens du Kikafékoi de participer. De développer ses envies là.

Dernier mot

K> Finalement, le Kikafékoi, c'est ça, c'est qu'il y ait une envie, enfin un endroit où on peut se rencontrer d'une manière interculturelle, intergénérationnelle, et sur Langueux, il n'y a pas cet espace, il n'y a même pas un marché, Donc voilà, on a un besoin que tout le monde puisse se rencontrer dans un endroit où chacun peut proposer un projet et puis, fédérer.

C> Que les autres le fassent ! Si ça marche, si ça a marché, parce qu'on est certains à y croire et puis qu'on ne se pose pas trop trop de questions. C'est-à-dire que quand on veut faire quelque chose, on commence à faire et on trouve les solutions pour que ça aboutisse en cours de route, sur aucune des actions en fait, on n'attend pas que ce soit ficelé et que tout soit bien boutiqué avant de le faire.

Coordonnées

3 rue Jean Mermoz
22360 Langueux
contact@kikafekoi.fr
http://www.kikafekoi.fr


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Description de cette initiative Collectif de Saint-Germain-sur-Ille qui monte un projet de reprise du bar "le Saint-Germain"
Sur la route principale, à quelques pas de la mairie ou de l'église, face au marché hebdomadaire, au cœur du bourg donc, il y a « Le Saint Germain » seul et unique café du village. Depuis mars 2020, il n'attend plus qu'une chose : ouvrir ses portes.
...
Depuis la rentrée 2020, un groupe d'habitants se réunit pour réfléchir à une reprise collective du bar du village. Ce travail est animé par l'envie de monter un café ouvert qui brasse et décloisonne. Un projet solide, porté par celles et ceux qui en ont le désir et l'énergie.
... les réponses sont publiées sur la page fb.
A partir de cette collecte, nous avons pu dessiner un projet viable
financièrement et humainement.
Et nous avons commencé à sentir l'identité de ce bar se dessiner. Imaginez un peu… Un p'tit café le matin après avoir déposé les enfants à l'école, un burger du vendredi soir, un tournoi de belote coinchée dimanche après-midi, une cantine ouvrière entre deux chantiers, un apéro en attendant les pizzas du camion, un rendez-vous lecture pour les enfants le mercredi, attention retransmission de match samedi prochain, concerts, ciné-débats, soirées jeux de société, karaoké etc.
un texte repris du site du collectif


onseretrouveaucafesaintgermainsurille_cafe.jpg

Nom de l'acteur On se retrouve au café
Auteur de la fiche Michel Briand
Type d'acteurs qui propose cette initiative Association
Echelle d'action Commune
Ville Saint-Germain sur Ille
Comment contacter cette initiative ? lesaintgermain@disroot.org
Lien Web si existant http://lesaintgermain.org/
Mot Clef
  • Alimentation circuit court
  • Bien vivre, culture



OnSeRetrouveAuCafeSaintGermainSurIlle

(Initiatives)



créée le
24.03.2021 à 08:45,


mise à jour le
24.03.2021 à 08:45


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Description de cette initiative
Peux-tu nous présenter le Magasin de Producteurs et le lieu ?
  • Le magasin fête bientôt ses 6 ans. C'est Fest noz le 31 mai !

C'est une SCI, créée pour le projet, qui a acheté les bâtiments (une ancienne ferme, avec une maison et un hangar) et le parking. Elle est constituée de 207 sociétaires associés. Elle a réuni une somme conséquente et elle a contracté un emprunt à La Nef pour compléter le capital. Cela a permis de réaliser l'achat et d'engager les travaux d'aménagement.

L'association des Producteurs est locataire et rachète tous les ans des parts pour devenir à terme majoritaire. Un an après, l'association des Consom'acteurs voit le jour et crée le café associatif dans l'ancienne maison d'habitation.
Nous sommes en lien avec d'autres magasins et il y a un réseau des magasins de producteurs autogérés en constitution. Il est coordonné par le CIVAM du Finistère (Centre d'initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural).
Nous avons un salarié pour la partie vente et une salariée pour la gestion du stock, l'approvisionnement, les relations avec les producteurs et la communication.

Qui sont les producteurs ?
Nous avons écrit une Charte qui définit ce qu'on entend par « producteur local » : il-elle produit dans un rayon de 80 km maximum.
Il y a des exceptions car le principe est le lien avec les producteurs : on connaît le paludier qui produit le sel à Noirmoutier, les agrumes viennent d'une coopérative de Sicile qui vend aux AMAP et aux magasins de producteurs, les vins naturels des vignerons pays de Loire ou d'Ardèche qui viennent au salon du « Vin dans les voiles » début de l'été. On l'a même fait venir à la voile !

Il y a-t-il une labellisation obligatoire ? Non, la charte parle de « production paysanne », c'est-à-dire une production sur le territoire à échelle familiale, qui fait vivre le pays et génère une économie locale.
En fait les ¾ des produits sont labellisés Bio, il y a 3 % de Nature et Progrès. Les autres ce sont les transformateurs qui utilisent des ingrédients bios et qui devraient faire labelliser chaque recette ! Ou bien des producteurs qui ne peuvent pas assumer les contraintes administratives, financières d'une labellisation (le miel, la propolis par exemple). Pour les produits laitiers, la démarche de passage en système herbagé est en cours.

De toute manière, lorsque qu'un-e producteur-trice veut entrer, on essaie de comprendre sa démarche. Il-elle vient présenter sa production aux autres. Ils vont être attentifs à la démarche qualité et au souci de l'environnement. On est plus exigeant aujourd'hui ! Et une labellisation ne garantit pas tout !

Combien êtes-vous ?
Nous sommes 40 producteurs : 30 producteurs adhérents et 10 dépôt-vendeurs.

Tu peux expliquer ?
Les adhérents participent au magasin (permanences, réunions…) et ils laissent une marge de 15% sur leurs ventes pour participer aux charges de fonctionnement du magasin.
Les dépôts-vendeurs déposent seulement leurs produits et laissent une marge de 30%.

Vous êtes plutôt nombreux, ce n'est pas trop compliqué de s'organiser ?
Nous avons mis en place une organisation par produit pour l'approvisionnement : nous sommes 5 maraîchers, les producteurs de viande sont présents en fonction des dates d'abattage …

Comment s'organise l'association ?
Il y a un bureau collégial composé de 3 coresponsables.
Comme évoqué avant, il y a les 2 statuts des producteurs. Seuls les adhérents participent aux réunions. Nous en avons une par mois qui réunit entre 5 et 10 adhérents.
La salariée centralise les infos et les diffusent aux producteurs. En effet, ils-elles ont besoin du retour des clients mais la permanence au magasin ne suffit pas pour être disponible et réceptif, même s'il y a des échanges.
Et puis, la vente augmente sensiblement, alors il faut pouvoir conserver une qualité de la relation, bref trouver un équilibre. C'est important et c'est une des missions de la salariée d'accompagner cette réflexion.

Tu parles d'augmentation des ventes, ça veut dire plus de clients ? Oui, et surtout beaucoup de nouvelles personnes qui découvrent ! Ca nous pose question. Nous avons envie de leur faire partager l'histoire et le sens du projet !
C'est avant tout un lieu créé pour soutenir et développer une production agricole locale de qualité et respectueuse de notre environnement.
Nous aimerions informer les nouveaux clients de ce qui nous motivent tous, producteurs comme consommateurs, dans ce beau projet citoyen !
Par exemple, leur expliquer pourquoi il n'y a pas de carotte en avril et que s'ils en trouvent ailleurs c'est parce qu'elles viennent de loin ! Ou encore, le droit aux vacances des producteurs !

C'est bien un projet politique et pas seulement un lieu de consommation !

Le magasin devient petit, il y a un projet d'agrandissement il me semble ?
Oui, c'est en réflexion depuis un moment. Il y a un réel besoin. 40 producteurs c'est beaucoup ! Il faut maintenant boucler le budget. On aimerait faire des travaux l'été.
Ce sera l'occasion d'interpeller les clients, leur expliquer le projet, voire de les impliquer dans la SCI pour augmenter son capital et de ce fait les lier au magasin !

Vous connaissez bien votre clientèle, tu peux nous la décrire ?Une bonne partie est constituée des retraités qui ont un bon pouvoir d'achat et des familles (30/40ans + enfants). Ils viennent faire une grande partie de leurs courses en produits frais.
Les plus jeunes et les personnes à petits moyens se fournissent plutôt en produits de base (pain, …).
Nous constatons, comme je l'ai déjà dit, un renouvellement important.
La fréquentation et, par conséquent, le chiffre de vente augmente de 15% par an.

Comment sont fixés les prix ?
Chaque producteur est libre. C'est basé sur la confiance entre pairs producteurs. Le principe est que la marge n'est pas payée par le client.
Mais on sait que certains produits reviennent plus chers à produire car ils demandent plus de temps : le porc blanc de l'Ouest est une race qui grossit moins vite par exemple.
En tous les cas, nous privilégions la transparence : une explication peut être donnée à la demande sur les façons de travailler.
Nous avons aussi organisé des visites chez quelques producteurs : ça permet de comprendre beaucoup de choses !

Votre projet a pas mal d'impacts positifs !
On essaie de calculer « la juste quantité » de produits pour limiter voire éviter les invendus, quitte à être en rupture. L'objectif c'est d'éviter les pertes et les déchets ! La grande distribution, elle, les intègre dans sa gestion des stocks et financière.
Il arrive malgré tout qu'il reste quelques produits : on pense à les donner pour de la transformation ou à la cantine mensuelle qui vient de se mettre en place depuis fin février. Nous avons peu d'emballages : les clients ramènent bouteilles de jus, pots de yaourt, de pesto…
Nous aimerions supprimer les sacs en papier en proposant des sacs en tissus.

Et les transports ?
Les producteurs emmènent leurs produits. Les clients habitent dans les communes environnantes, ils viennent sur leurs divers trajets. Sans les mesurer précisément, l'impact des transports et des déplacements est limité. Mais pour la plupart des clients, c'est une partie des achats qu'ils font ici. Ils vont ailleurs pour le reste !
Dans l'agrandissement, après sondage, nous pensons proposer des produits secs en vrac : riz, lentilles, sucre…
Ça devrait encore limiter les déplacements !

Vous proposez donc une alternative au supermarché ?
Oui bien sûr !

Quand on commence à réfléchir à sa consommation alimentaire : comment c'est fait ? Qui le fait ? D'où ça vient ? Quelles sont les contraintes ? … on reprend possession de son acte d'achat, ce qu'on ne fait pas forcément quand on va au supermarché. On ne se pose pas toutes ces questions !
Dès qu'on veut « savoir ce qu'on mange », on déroule une pelote qui nous emmène vers la compréhension de la production, des systèmes agricoles, de l'industrie agro-alimentaire, des impacts sur l'eau, l'air, les sols, les paysages, la nature, la santé, on questionne aussi l'éducation …
Notre magasin se situe dans cette réflexion politique de « transformation sociale » pour une vraie qualité de vie et le bien manger.

C'est simple, venir faire ses courses chez nous, c'est poser « un acte concret, immédiat et accessible » ! Ça permet de rentrer chez soi cuisiner des bons produits pour notre famille, nos amis, nos enfants. Et de pouvoir nommer les producteurs qui cultivent, élèvent ou transforment toutes ces bonnes choses !

Les horaires du magasin « épicerie paysanne » de Goasven

Le mardi de 16h30 à 19h

Le vendredi de 15h à 19h30

Le samedi de 9h30 à 12h30

Plus d'infos : http://www.goasven.infini.fr/

Auteur de la fiche Bucher christian
Type d'acteurs qui propose cette initiative Autre
Précisez autre acteur groupement de producteurs
Echelle d'action Pays
Code postal 29200
Ville Logonna-Daoulas
Lien Web si existant http://www.goasven.infini.fr
Mot Clef
  • Alimentation circuit court



PresentationDuMagasinDeProducteursDeGoas

(Initiatives)



créée le
21.03.2021 à 11:36,


mise à jour le
21.03.2021 à 11:36


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un article repris du magazine Bruded, une publication sous li cence CC by sa

A la demande de plusieurs communes de Redon agglomération, BRUDED organise une visite le vendredi 26 mars 2021 à Langouët de 10h à 16h30 sur les thèmes de l'agriculture urbaine (matin) et de l'aménagement et urbanisme durable (après-midi). La visite est ouverte aux autres communes adhérentes.

- 10h : accueil café, en extérieur

- 10h30-12h30 : découverte de la ferme permacole “Le champ de patates” installé sur l'ancien terrain de foot communal puis du projet de Tiers-lieu présentés par Jean-Luc Dubois, maire ; Candice Peticlair et Louis Maillard, maraîchers

- 12h30-14h : déjeuner à la cantine bio locale de Langouët (à la charge des participants) pour ceux qui le souhaitent. Nombre de places limitées en raison des conditions sanitaires
en présence de Annie Détoc, adjointe et Frédéric Hanier, conseiller délégué à la transition (sous réserve)

- 14h-16h30 : visite de diverses réalisations communales présentées par Jean-Luc Dubois, maire et Mikael Laurent, chargé de développement de Bruded

- le tracker photovoltaïque en auto-consommation collective et les autres projets photovoltaïques
- les éco-lotissements de la Pelousière et des Marivoles
autres réalisations

-Vous inscrire à cette visite


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Baranoux, un bar épicerie en SCIC par une centaine d'habitants à St Senoux

Description de cette initiative plus d'une centaine d'habitants de Saint-Senoux ou de communes proches en Ille-et-Vilaine se sont mobilisés et regroupés en coopérative (SCIC) pour maintenir le bar épicerie du centre bourg et développer autour un ensemble d'activités culturelles et de services aux habitants.
Leur objectif : contribuer à l'animation de la vie locale et au lien social tout en créant un emploi.
Il s'agissait d'abord de rouvrir et d'exploiter, en professionnel, l'épicerie bar, avec petite restauration. Les Assois-fées, remarque Flavie, avaient peut-être un peu négligé cet aspect et surtout ne voulaient vendre que des produits bios. Mais l'étude de marché nous montrait que les habitants demandaient aussi des produits conventionnels répondant à des besoins de dépannage et surtout une large amplitude d'ouverture
une information reprise de l'article : "A Saint-Senoux les habitants ont voulu le "Baranoux" " publié par Histoires ordinaires.


baranouxunbarepicerieenscicparunecenta_baranoux.jpg

Nom de l'acteur baranoux
Auteur de la fiche Michel Briand
Echelle d'action Intercommunalité
Ville Saint-senoux
Comment contacter cette initiative ? Tél. 06 79 74 40 86
contact@baranoux.fr
Lien Web si existant https://www.baranoux.fr
Mot Clef
  • Alimentation circuit court
  • Tiers lieu
Partenaires associés L'épicerie bar, centre d'animation le Baranoux est géré par une SCIC, Société Coopérative d'Intérêt Collectif, sous la forme d'une SAS (Société par Action Simplifiée) à capital variable.
Ce modèle d'organisation permet de réunir des sociétaires engagés pour des raisons et de manières différentes dans le projet et d'organiser (selon le principe un homme une voix) leur participation aux décisions dans le cadre de commissions. Chacune des commission a un poids différent à l'AG. Les Veilleurs (sociétaires du groupe d'initiateurs et ceux qui participent concrètement à la vie des commissions depuis au moins un an) portent 42 % des pouvoirs, les salariés 10 % , les bénévoles engagés dans les actions d'animation 18 %. Ainsi les contributeurs directes à l'activité disposent-t-il de 70 % des pouvoirs en AG. Les sociétaires bénéficiaires et les partenaires (financiers, institutionnels...) ont respectivement 15 % des pouvoirs.
Autour de la présidente, le "Conseil Coopératif " de 16 personnes assure la responsabilité de gestion, dont les référents animateurs des 7 commissions et, quand il sera embauché, le salarié.
En complément : le projet en 5 points :
  • Bar - Épicerie - Multiservice : Maintenir un commerce de proximité à Saint-Senoux, commune de 1 900 habitants dans le Pays des Vallons de Vilaine. Offrir des services accueil touristes
  • utilité sociale : Créer un lieu fédérateur, intergénérationnel, offrir des services utiles à tous (relais colis, gaz, courrier…)
  • Économiquement viable : Créer un lieu pérenne, autonome et créateur d'emploi
  • CULTURE : Offrir à tous l'accès à la culture au sens le plus large, au savoir, à la créativité, à l'art et au spectacle vivant
  • montage en société coopérative : Construire avec et pour les habitants, en partenariat avec les collectivités et les acteurs locaux

un texte repris du site du Baranoux



BaranouxUnBarEpicerieEnScicParUneCenta

(Initiatives)



créée le
14.03.2021 à 16:10,


mise à jour le
14.03.2021 à 16:13


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Marché Ambulant de BVBR

Description de cette initiative : Une association d'habitants de Bretagne Romantique et alentours, artistes, commerçants, élus, agents économiques, touristiques et associatifs du territoire sont à l'origine de la dynamique. BVBR est surtout une association de citoyens et d'habitants au service d'un projet de territoire. C'est donc une association ouverte qui se veut rassembleuse, dynamique et innovante.

Depuis les périodes de confinement 2020, BVBR a lancé un système de marché ambulant qui fonctionne depuis chaque semaine.

Le marché ambulant s'adresse à tous les habitants de notre territoire.
Le principe est simple. A partir d'une interface numérique ( www.bvbr.org ) , le consommateur du territoire (qui devient adhérent à BVBR lors de la première commande) peut remplir son panier à partir de produits locaux d'une 30aine de producteurs du territoire jusqu'au mercredi soir. Puis l'association centralise les commandes et constitue des paniers que le consommateur récupère à une étape de livraison le vendredi ou samedi (suivant les règles sanitaires en cours).

Les différentes étapes de livraison sont conçues pour desservir au mieux le bassin de vie de Bretagne Romantique, mais tous les habitants des communes environnantes peuvent évidemment commander et profiter du passage du marché près de chez eux.

L'objectif n'est pas de faire ou refaire tout ce qui existe déjà, mais de rendre accessible et facile au plus grand nombre de consommer local.

Le marché ambulant est donc là pour participer, amplifier, rassembler et renforcer l'écosystème des nombreux acteurs œuvrant dans le même sens.



marcheambulantdebvbr_logobvbrok.png

Nom de l'acteur : Bien Vivre En Bretagne Romantique / BVBR.org

Auteur de la fiche : contact@bvbr.org

Type d'acteurs qui propose cette initiative : Association

Echelle d'action : Intercommunalité

Code postal : 35190

Ville : LONGAULNAY

Comment contacter cette initiative ? : contact@bvbr.org

Lien Web si existant : https://www.bvbr.org/

Mot Clef : Alimentation circuit court, Bien vivre, culture, Faire-local


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Fin janvier, Alternatiba Rennes, Attac Rennes, la FRCIVAM et la Mce ont organisé, à l'issue de la diffusion du film La Part des Autres, un temps d'échanges sur le thème la production agricole et la consommation alimentaire. Nous vous proposons de retrouver le contenu des échanges sur Alimentation et précarité

alimentation precarite

L'article Alimentation et précarité, quand mangeur-euse-s et producteur-trice-s dialoguent : retour sur la rencontre est apparu en premier sur Mce.

La part des autres : pour l'accès de tous à une alimentation de qualité et durable

Lundi 25 janvier 2021, 4 associations du bassin rennais (la Mce, la Frcivam, Alternatiba Rennes et Attac Rennes) vous proposaient de se retrouver pour échanger après la diffusion du film “La Part des Autres”, réalisé dans le cadre du projet Accessible (Fncivam).

Ecrit et réalisé par Jean-Baptiste Delpias et Olivier Payage, le documentaire pose un regard sur l'appauvrissement tant des producteurs que des consommateurs. Il interroge également les conditions d'un accès digne pour tous à une alimentation de qualité et durable. C'est un outil pour animer le débat.

Présentation et bande-annonce de La part des autres

Une soirée autour de Alimentation et précarité

L'invitation avait pour vocation d'ouvrir un espace de dialogue et d'interconnaissances entre mangeur.euse.s et producteur.trice.s avec la précarité alimentaire comme question centrale.

Nous vous proposons d'accéder aux comptes rendus de ces échanges,

proposés sous 2 formats : l'un classique, l'autre plus visuel.

Prochains rendez-vous pour agir en faveur d'une alimentation de qualité accessible au plus grand nombre

- Formation en ligne sur la Sécurité Sociale de l'Alimentation avec ISF-Agrista et Attac Rennes, samedi 6 février 10h-12h30.
-Formulaire d'inscription
- Evènement Facebook
-Des expériences et un cycle de conférences sur l'accessibilité alimentaire en cours avec le réseau des Associations des AMAP d'Armorique.
-Diffusion de « la Part des autres »avec l'association Polen le 9 avril 2021 au cinéma de Ploërmel, avec discussions à l'issue du film (invités : les cuisiniers solidaire , Jc Balbot, Secours populaire de Ploërmel, des personnes du cabas de Brest).


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Restachoù Mad un tiers lieu alimentaire à Plozevet

Description de cette initiative :
  • Ressourcerie alimentaire
  • Bar & restaurant associatif
  • Atelier de transformation paysan
  • Épicerie, produits bio & locaux

Restachou Mad est née d'une autre association, La CHOUET' de Douarnenez, créée en 2018. Elle a pour objectif de réunir des personnes (environ 200 adhérents) autour de projets d'utilité économique et écologique en territoire, comme :

  • La réalisation de jardins partagés à Douarnenez (en cours).
  • Le projet de collecte de biodéchets des restaurateurs à Douarnenez pour les transformer en terre végétale, thé de compost et des lombrics. Ce projet avait pour objectif d'anticiper une loi qui sera en vigueur en 2025 pour les communautés de communes. Elles auront alors l'obligation de se munir d'un traitement des biodéchets à la source pour les professionnels qui jettent dès 10 kilos/an. (Ce projet n'a pas été accepté par la commune).
  • En 2020 : création et développement d'un laboratoire de transformation pour les excédents de production locale à Plozévet avec Restachou Mad

extrait de l'article : Restachou Mad, une conserverie militante où il fait aussi bon vivre et manger !
publié dans symettre



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Nom de l'acteur : Restachoù Mad

Auteur de la fiche : Étienne Soubrié

Type d'acteurs qui propose cette initiative : Association

Echelle d'action : Pays

Code postal : 29710

Ville : PLOZÉVET

Comment contacter cette initiative ? : 0661898180
restachoumad@lavache.com

Mot Clef : Alimentation, Solidarité, Circuit court, Bien vivre, Autre, Riposte alimentaire

En complément : : En 2020, Restachou Mad propose à la carte…
  • Un bar où il fait bon échanger, boire, danser, donner de la voix selon les soirées !
  • Un restaurant ouvert tous les midis en semaine de style ouvrier et les soirs de fin de semaine
  • Un lieu de débats, de concerts, d'animations… pour créer du lien social
  • Un laboratoire de transformation de fruits et légumes : conserverie, séchoir, fumoir
  • Un espace de vente pour les produits transformés
  • Des plats vendus à emporter et en portage à domicile.

extrait de l'article : Restachou Mad, une conserverie militante où il fait aussi bon vivre et manger !
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Vos candidatures sont a expédier jusqu'au 28 février 2021 à bretagne@vertlejardin.fr

Offre d'emploi agriculture urbaine. Brest

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BRUDED a été invité à intervenir à un colloque organisé par Eau et Rivières de Bretagne en novembre 2020 au sujet de l'artificialisation des sols. Annie Bras Denis, co-présidente a fait une présentation de cette question du point des vue des élus, au vu des nombreux retours d'expériences existant.

un article repris de Bruded, une publication sous licence cc by sa

Extrait des actes du colloque – contexte

Tout le territoire breton doit prendre part à la préservation des espaces naturels

Alain Bonnec, président d'Eau et Rivières de Bretagne

Lorsque le Conseil d'administration d'Eau et Rivières de Bretagne a décidé de faire de la « sobriété foncière et écologique » le thème de son rendez- vous annuel c'est bien parce que la réalité du dérèglement climatique et ses impacts sur le cycle de l'eau nécessitait le renforcement de la lutte contre l'artificialisation que nous savons galopante en Bretagne.

Nous avons d'ailleurs très vite obtenu le soutien, pour organiser cet événement, de nos trois partenaires historiques : l'Agence de l'eau Loire Bretagne qui a inscrit dans son XIe programme d'action cette priorité, La Dreal Bretagne qui a introduit dans son plan biodiversité de 2018 l'objectif Zéro artificialisation nette et la Région Bretagne, alors en pleine écriture du Sraddet, qui affiche pour objectif de « vouloir mettre un terme à la consommation d'espaces agricole et naturel »

Ce dont nous étions à cent lieux de nous douter c'est qu'une pandémie allait bousculer toute la planète et de nombreuses certitudes. Pourtant à l'instar du Giec, une autre instance internationale – l'IPBES – mettait régulièrement en garde l'humanité sur l'érosion de la biodiversité dont l'un des déterminants majeurs est la destruction des espaces naturels et la fragmentation des écosystèmes, conséquences de l'artificialisation.

Or ce phénomène d'effondrement s'articule avec un autre phénomène : celui de l'abaissement des barrières biologiques des espèces à l'origine de cette zoonose. Concentrations des élevages, irruption de l'humain dans le sauvage, ces virus – qu'ils aient pour origine les chauves souris, les grands singes ou les pangolins – sont une menace pour l'Humanité qui nous oblige à repenser notre rapport à la nature, car désormais on ne pourra plus dire qu'on ne savait pas.

Eau et Rivières de Bretagne et ses 25 000 membres engagés dans une centaine d'associations locales répartis sur tout le territoire de la Bretagne historique, a souhaité au travers de cette journée d'échanges dont découlent ces actes, que notre territoire breton prenne toute sa part dans cette préservation des espaces naturels.

Comme elle le fait pour d'autres thèmes qu'elle souhaite voir mis à l'agenda politique, elle a réuni pour vous un panel d'experts de la question, que je remercie chaleureusement pour leur présentation, résumée ici. Notre ambition en organisant notre webinaire était d'avoir une vision partagée de l'état des lieux, des moyens mobilisés ou mobilisables pour freiner l ‘artificialisation, quelques éléments de prospective mais aussi des exemples et des raisons d'espérer.

Cet objectif est atteint et vous trouverez dans ce document un réel apport de connaissances, qui feront de vous un citoyen éclairé et avisé, capable de prolonger le débat. Merci de votre intérêt pour ce sujet et j'espère vous retrouver l'an prochain, « pour de vrai » lors de notre prochain colloque sur un thème qui vous intéressera tout autant j'en suis certain : la préservation du bocage.

En savoir plus

-(Ré) écouter le colloque en ligne

-intervention d'Annie Bras-Denis

-Actes du colloque en ligne du 20 novembre 2020


BRUDED est une association de loi 1901 qui vit grâce aux adhésions. Son objectif est le partage d'expériences entre collectivités. Vous souhaitez connaître les modalités d'adhésion et rejoindre notre réseau de collectivités qui s'engagent pour un développement durable local sur leur territoire ? C'est par ici !

BRUDED c'est aujourd'hui plus de 170 communes et intercommunalités en Bretagne et Loire-Atlantique. Retrouvez la liste des collectivités adhérentes à BRUDED et visualisez-les sur notre cartographie !


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https://coursecraft.net/courses/BbgfD/splash
http://673a02291d84.fikket.com/event/fiancee-and-brother-do-not-get-along
http://perchcemthoback.yooco.de/events/event.536075-parents_do_not_agree_to_marriage.html
https://www.loomio.org/d/KCmA8DlF/gift-for-the-single-woman
https://guides.co/g/i-am-in-love-with-another-woman/201525
https://www.artistsandillustrators.co.uk/okcupid/artwork/117752
https://beacon.by/loveawake/i-think-my-husband-is-having-an-affair
https://www.inkshares.com/books/her-ex-is-bringing-the-new-girl-to-town/book_segments/i-am-still-in-contact-with-my-first-love
https://www.techsite.io/p/2033861/t/my-husband-may-be-the-father-of-another-woman-s-child